Intervention de Mounir Mahjoubi à la 4ème édition de l’Université du numérique du MEDEF

Mounir Mahjoubi est intervenu à la 4eme édition de l’Université du numérique du MEDEF. Il a introduit son discours en soulignant que l’objectif du Gouvernement est de « faire de la France et de l’Europe des champions du numérique au service des humains ». Au cœur de cet équilibre il y a la formation, un des piliers qui permet d’assurer ces deux objectifs.

Avoir une vision du numérique sur le long terme

Avoir une vision à long terme, ne pas se limiter à un quinquennat mais se projeter sur les 50 ou 100 prochaines années, un point sur lequel Mounir Mahjoubi a insisté car la formation représente une vue sur l’avenir. C’est pourquoi « il faut que nos jeunes puissent recevoir toute l’éducation nécessaire sur le sujet du numérique » et le ministre a mis en avant deux grands champs de compétences :

  • savoir décoder l’information : à l’ère des réseaux sociaux, il faut former les jeunes à la compréhension de l’information, commenter ce qu’on ne regarde pas ensemble ;
  • être formé au numérique : enseigner ce qu’est un écran, un pixel, un serveur, une variable... il faut donner toutes les bases pour dépasser la naïveté de l’écran et cela passe par la formation au code.

Mieux prendre en compte la nécessite de « re-formation » au numérique

Autre point qui a été abordé par Mounir Mahjoubi, « c’est celui qui va nous coûter le plus cher mais qui représente la plus grande opportunité pour tous, celui de la reformation au sein de sa propre carrière ». Il faut donner l’opportunité aux professionnels du numérique de se reformer pour pouvoir faire face à un nouveau problème, celui de l’obsolescence technique des experts. Le numérique est un secteur où il y a beaucoup de postes  à pourvoir et par conséquent il est à même d’accueillir des profils différents : techniciens, assistants techniciens, développeurs, ingénieurs, etc. Le seul critère d’évaluation est la motivation, les nouvelles formations autour du numérique permettent de se former à une compétence métier directement utilisable pour des entreprises qui en ont immédiatement besoin. Avec un bac +1 on peut intégrer une entreprise, s’y former et y évoluer, cela représente de formidables opportunités de qualification ou de requalification en gardant à l’esprit que « la compétence technique se nourrit en permanence ».

Aujourd’hui, 13 millions de français sont complètement déconnectés du numérique et le secrétaire d’État a également rappelé la nécessité de former, d’accompagner et de se mobiliser pour eux grâce aux collectivités locales et aux réseaux d’association. Il a insisté sur le fait qu’il est de notre responsabilité d’investir de notre temps et de notre argent pour accueillir ses 20% de français qui sont encore éloignés du numérique.

« Pour s’assurer que collectivement on va vers ce chemin maîtrisé et de la performance et de l’humanité »

 

Vous pouvez visionner une partie de l'intervention de Mounir Mahjoubi :